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10 séries basées sur des personnages historiques

Vous aimez l’Histoire ? Les séries historiques ? Vous voulez améliorer votre culture générale tout en passant un bon moment ? Alors cet article est fait pour vous ! Voici 10 séries – classées chronologiquement – qui se basent sur des figures historiques connues ou méconnues. Pour ceux qui se plaindraient de l’inexactitude de certains faits, rappelez-vous qu’il s’agit avant tout de divertissement et que, par conséquent, les événements sont hautement romancés. Quant à moi, je vous garantis de l’aventure, de la romance, des scènes torrides, des costumes plus beaux les uns que les autres et des décors qui vous transporteront dans le temps. Prêts ? Alors 3, 2, 1… binge watchez !

Spartacus (2010)

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Année, lieu : 73-71 av. J.-C., Empire Romain

Figure historique : Spartacus, gladiateur et rebelle

Synopsis :

Cette série retrace la légende du célèbre guerrier Thrace Spartacus. Trahi par un général romain, il est réduit en esclavage et contraint de devenir un gladiateur s’il veut un jour revoir sa femme. Au sein de l’école de Batiatus et Lucrecia, Spartacus se transformera en légende de l’arène. Entre complots machiavéliques et hostilités de ses camarades d’armes, Spartacus, habité par une soif de vengeance, ne perdra jamais le désir de retrouver sa liberté perdue.

Review :

Si vous n’avez pas entendu parler de Spartacus, c’est que le sexe et la violence ne sont pas votre dada. En effet, cette série retraçant la vie du gladiateur Spartacus et abordant sa rébellion et finalement sa mort est loin d’être faite pour les prudes et âmes sensibles, car des quantités astronomiques de sang sont versées dans les combats rappelant l’esthétique du film 300. On nous donne à voir une vision romancée des gladiateurs basée néanmoins sur le peu d’information récupérées sur le vrai Spartacus et ses compagnons de révolte. Un bémol de casting à noter dans le remplacement de l’acteur principal, suite à son décès, par un acteur qui n’est que pâle copie de son prédécesseur. Plus spectaculaire qu’historiquement juste, cette série à l’esthétique travaillée ne vous décevra pas.

Vikings (2013)

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Année, lieu : VIIIème siècle, Scandinavie et Europe médiévale

Figures historiques : Ragnar Lothbrok, son peuple et ses descendants

Synopsis :

Bien que célèbre pour les premiers raids en terres chrétiennes, saxonnes et franques, Ragnar Lothbrok vécut d’abord comme un simple fermier. Son ambition débordante, sa personnalité pleine d’esprit et son génie vont faire de lui le roi le plus connu de Scandinavie et un héros nordique légendaire. Vivez l’histoire de l’homme qui fit du mot « Vikings » une source de terreur durant plus de deux siècles.

Review :

Entre conte fictionnel et sources historiques, l’histoire de ce mystérieux Viking fascine plus que jamais. Cette série écrite par Michael Hirst (créateur de la série The Tudors) et produite par la chaine History se veut autant éducative que divertissante. Adieu les Vikings stéréotypés et bonjour une représentation plus fidèle de la réalité ! Elle est également centrée sur le choc de deux cultures, de deux religions – chrétiennes et nordiques – et de plusieurs langues. En effet, à chaque rencontre entre deux mondes, les personnages parlent le vieil anglais, le vieux norrois ou le vieux français (incompréhensible même pour un francophone). De plus, ce show nous montre une construction sociétale véridique où les femmes vont au combat, peuvent divorcer et même régner. Âmes sensibles s’abstenir pour quelques scènes de tortures déconcertantes par leur réalisme et leur véracité historique. Eh oui, on parle des Vikings tout de même ! Bien qu’un visible manque de moyens se fait sentir dans la première saison, les suivantes sont visuellement plus époustouflantes les unes que les autres. Les détails apportés à l’apparence, le mode de vie et les combats rendent ces Vikings plus crédibles que jamais. En bonus, le casting excellent est composé d’acteurs aux nationalités variées. L’un de mes coups de cœur, sans hésiter.

The White Princess (2017)

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Année, lieu : XVème siècle, Angleterre

Figures historiques : Elisabeth d’York et le Roi Henry VII Tudor

Synopsis :

Henry Tudor vient de gagner la guerre des Deux-Roses, une guerre civile de 30 ans liée au droit de succession de la couronne d’Angleterre. Cet affrontement entre la maison royale de Lancaster – la rose rouge – et la maison royale de York – la rose blanche – se termina par la défaite du dernier roi de York. Suite à cette victoire, le roi Henry VII réunit les deux maisons en épousant Elisabeth d’York. Leur mariage forcé nourri d’une mutuelle rancœur est constamment menacé par les manigances de leur mères. C’est le début de la dynastie des Tudors.

Review :

Adapté du roman éponyme de Philippa Gregory, ce show fait suite à The White Queen. Il n’est toutefois pas nécessaire de l’avoir vu pour regarder The White Princess. Cet épisode marquant de l’histoire d’Angleterre est revisité d’un point de vue féminin et se distingue ainsi des autres séries historiques. Le point de vue de ces femmes, trop longtemps ignorées par les historiens, mettent en lumière les manigances entre deux mères captivantes. Dans le rôle de mère machiavélique, Michelle Fairley (Catelyn Stark dans Game of Thrones) délivre une intense performance et trouve une vraie répartie en l’experte manipulatrice qu’est Elizabeth York (Jodie Comer), accompagnée par sa mère (interprétée par Essie Davis). Les décors, les costumes et l’ambiance générale de cette époque – qui, soyons honnêtes, était loin d’être glamour – est admirablement retranscrite. Un ensemble divertissant bien que parfois à l’intrigue politique répétitive.

The Borgias (2011)

(A ne pas confondre avec la série de Canal + « Borgia »)

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Année, lieu : Fin XVème siècle et début XVIème siècle, Italie

Figures historiques : la famille Borgia, centré autour de Rodrigo Borgia/Pape Alexandre XV

Synopsis :

Au début de la Renaissance dans les états pontificaux, une famille d’origine espagnole complote pour mettre son patriarche à la tête de l’Eglise. Rodrigo Borgia est un cardinal ambitieux aux mœurs dévoyés et à la progéniture aussi charmante que corrompue. Il deviendra le pape Alexandre XV. Aidé de sa famille, il affronte ses ennemis afin de renforcer sa position. Il doit faire preuve d’un esprit machiavélique et manipulateur afin de déjouer les nombreux complots et guerres qui s’abattent sur son empire. Entre amour fraternel à la rivalité féroce et amour ambigu, les Borgias sont prêts à tout pour marquer l’Histoire à jamais.

Review :

Les Borgias sont des figures historiques célèbres en Italie pour avoir procuré  deux papes et pour leur sinistre réputation. Entre rumeurs de fratricide, d’inceste et d’empoisonnement, cette famille représente la décadence de l’Eglise catholique de la fin du Moyen Age. Une série qui, bien qu’étant centrée autour d’un pape (un Alexandre XV complexe et manipulateur interprété avec brio par le talentueux Jeremy Iron), n’a de religieux que son  apparence. Malgré des décors somptueux et des costumes incroyablement réalisés, l’intrigue a tendance à devenir monotone.

The Tudors (2007)

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Année, lieu : XVIème siècle, Angleterre

Figures historiques : le Roi Henry VIII et ses six femmes

Synopsis :

Le règne d’Henry VIII a changé le futur du royaume d’Angleterre à jamais. Il est connu pour avoir eu six femmes et avoir rompu avec l’autorité du pape. Marié à Katherine d’Aragon, il est préoccupé par l’absence d’un fils qui pourrait lui succéder. Charmant et au tempérament de feu, Henry est destiné à un grand avenir. Tout bascule le jour où il aperçoit Anne Boleyn. Refusant de consommer leur union à moins d’être marié, Henry entame une procédure auprès du pape afin d’annuler son mariage. Au fil des années, il deviendra un roi lubrique, égoïste et anxieux.

Review :

Entre passion et politique, cette série télévisée retrace les années tumultueuses du règne d’Henry VIII dans un style glamour, avec des costumes somptueux et des acteurs charismatiques. Jonathan Rhys-Meyers n’a certes rien à voir physiquement avec le roi roux qui finira sa vie obèse, mais il incarne à la perfection la fascination qu’Henry VIII exerçait sur ses contemporaines ainsi que son caractère changeant et intense. On y trouve également de nombreux acteurs connus aujourd’hui sous le nom de Superman (Henry Cavill aka Charles Brandon), Margaery Tyrell de Game of Thrones (Natalie Dormen aka Anne Boleyn) ou l’acteur de Jurassic Park, Sam Neil. Bien que critiqué pour son bling-bling, le beau Jonathan et les costumes anachroniques de style élisabéthain  plairont aux amateurs de period drama. Ce show offre une perspective différente et touchante de la vie de ce roi tyrannique.

 

Gunpowder (2017)

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Année, lieu : 1605 (XVIIème siècle), Angleterre

Figures historiques : Robert Castesby et ses acolytes catholiques

Synopsis :

Cette mini-série tourne autour du tristement célèbre complot des poudres (Gunpowder plot), un attentat dirigé contre le roi Jacques Ier. Un groupe de catholiques, oppressé par les protestants et leur gouvernement et mené par Robert Castesby (Kit Harington), décide de faire sauter le parlement lors de la cérémonie d’ouverture. Ce complot vise à mettre la fille du roi sur le trône d’un royaume catholique.

Review :        

Produite par Kit Harington – qui se révèle être un descendant direct de son personnage Robert Castesby –, cette mini-série de trois épisodes à la photographie et aux décors soignés n’a rien de transcendant. Pour tous ceux qui sont familiers de ce complot, cette série n’apporte rien de très innovant. Elle se concentre sur Castesby et délaisse malheureusement ses acolytes. Ces derniers, placés au second plan, sont très peu développés. Par conséquent, le champ d’empathie est limité au personnage principal. Malgré tout, pour ceux dont cette histoire est inconnue, c’est une manière agréable de découvrir un pan de l’histoire anglaise qui est encore célébré de nos jours chaque année sous le nom de la Guy Fawkes night.

 

Alias Grace/Captive (2017)

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Année, lieu : XIXème siècle, Canada

Figure historique : Grace Marks

Synopsis :

Alias Grace est une biographie fictionnelle. L’intrigue tourne autour d’une immigrante irlandaise et domestique, Grace (Sarah Gadon), accusée du meurtre de Nancy Montgomery (Anna Paquin) et de son amant Thomas Kinnear (Paul Gross). Après avoir passé plusieurs années en prison et en institut psychiatrique, un groupe de méthodistes croyant fermement en son innocence engage un psychologue (ou « aliéniste »), le Dr. Simon Jordan (Adward Holcroft), pour déterminer si elle a réellement joué un rôle dans ces meurtres.

Review :

Voir notre critique d’Alias Grace !

 

Victoria (2016)

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Année, lieu : XIXème siècle, Angleterre

Figure historique : La reine Victoria

Synopsis :

Cette série retrace les jeunes années de règne de la reine Victoria, de son ascension au trône à l’âge de 18 ans et de son pénible apprentissage du rôle de souveraine dans une monarchie constitutionnelle jusqu’à l’arrivée de son grand amour, le prince Albert.

Review :

Cette série un peu soapy est une petite pépite au visuel riche et impressionnant. Jenna Coleman et Rufus Sewell interprètent à merveille le couple royal dans leur vulnérabilité et leur volonté de fer. Victoria est principalement basé sur leur histoire d’amour et le contexte géopolitique servant plus de toile de fond. C’est une série anglaise au personnage féminin principal tout aussi fascinant que la reine Elisabeth de The Crown.

 

The Crown (2016)

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Année, lieu : XXème siècle, Angleterre

Figure historique : La reine Elisabeth II

Synopsis :

The Crown dépeint la vie de la reine Elizabeth à partir de son mariage en 1947 au prince Philip. La première saison se concentre sur le décès de son père, le roi George VI, sa transition au pouvoir, sa collaboration avec Churchill et l’amour malheureux de la princesse Margaret. La seconde saison, allant de 1956 à 1964, n’est quant à elle plus seulement centrée sur la reine, mais également sur son mari et sur les déboires amoureux de sa sœur.

Review :

Que dire sur The Crown qui n’a pas encore été dit ! Cette série – parmi les plus chères de l’Histoire – est à couper le souffle. Les vedettes de ce show sont sans nul doute le duo incroyable composé de Matt Smith et Claire Foy. Une touchante alchimie rend ce couple royal non seulement sympathique mais profondément humain. Le scénario suit avec une grande fidélité le cours des événements géopolitiques qui ont parsemé les jeunes années de règne de cette jeune reine. En plus d’un casting aux performances puissantes, de décors et de costumes admirablement reproduits, cette série est accompagnée d’une cinématographie digne des plus grands films hollywoodiens. Beau, éducatif, et captivant : la reine n’a jamais été aussi cool. Long live the queen !

 

Narcos (2015)

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Année, lieu : XXème siècle, Colombie

Figures historiques : Pablo Escobar (saison 1 et 2), le cartel de Cali (saison 3)

Synopsis :

Comme son nom l’indique, cette série Netflix se concentre sur la lutte contre les narcotrafiquants qui débuta à la fin des années 70. Dans la première saison, les agents Murphy et Peña tentent de capturer le célèbre Pablo Escobar. La saison 3 voit naître un nouveau cartel de dealers, celui de Cali. Une nouvelle équipe entoure alors l’agent Peña dans l’appréhension des nouveaux leaders du marché de cocaïne.

Review :

Cette série addictive au rythme intense et rapide est une excellente manière de se familiariser avec la célèbre traque de Pablo Escobar, un personnage brillamment joué par Wagner Moura. Ce dernier l’incarne d’une façon dangereusement fascinante sans jamais tomber dans la caricature. L’ajout d’éléments romancés fait même naître chez les spectateurs une certaine sympathie pour cet homme monstrueux. Toute cette affaire nous est narrée à travers une approche originale – pour le genre télévisuel – dans un style docu-fiction à la photographie travaillée. Ces images d’archives sont en parfait accord avec l’avancée du scénario. Narcos retrace à merveille l’atmosphère de violence et de corruption qui dominait la Colombie à la fin du 20ème  siècle.

 

 

Philippine Marotte

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