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Trois générations de héros

Glass, thriller fantastique du célèbre M. Night Shyamalan, était l’un des films les plus attendus de la nouvelle année. 19 ans après Incassable (2000) et deux ans après le controversé Split (2017), M. Night Shyamalan offre à son public une suite à l’histoire de David Dunn, seul rescapé d’un accident de train, qui se découvre un pouvoir unique – celui d’être “Incassable”. Ce premier volet introduit également l’histoire d’Elijah Price, l’homme de verre à qui l’on doit le titre du film, et son parcours assez chaotique qui le mène aux portes d’un asile psychiatrique. C’est là que débute Glass. 

Dans Split, un autre personnage entre en scène, celui de Kevin Wendell Crumb, un jeune homme qui souffre d’un trouble dissociatif de l’identité. La peur des autres l’anime à se créer d’autres personnages, qui, malheureusement, prennent le contrôle sur sa véritable identité. 

La fin de Split laisse une ouverture sur une suite, qui reprend dès la scène d’ouverture de Glass, où l’on retrouve notre Hedwig, jeune personnalité de Kevin, qui malgré la complexité du personnage, reste attachante. Le film débute ainsi sur un portrait des situations différentes dans lesquelles vivent nos trois personnages ; Elijah est enfermé, et semble marqué par les années, silencieux ; David accepte pleinement son rôle de héros, et forme une équipe de choc avec son fils, et Kevin, lui, laisse son plus féroce et effrayant personnage “la Bête” prendre le dessus sur ses autres personnalités, dépeignant un combat incessant avec lui-même. L’histoire amène les trois personnages à être en constante confrontation les uns avec les autres, que ce soit par le combat, par le dialogue ou par le regard. On comprend rapidement que les “héros”, devenus patients, sont considérés comme instables de par leur croyance commune : celle d’appartenir à une classe de surhommes, de super-héros.

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Le film n’en reste pas moins violent que ses prédécesseurs ; il montre avec force les dérives et les décisions extrêmes que prennent certaines personnes, convaincues du bien fondé de leurs actions. Glass prend également une tournure originale : les personnages, qui se cherchent au début ou qui tentaient de s’éviter – depuis vingt ans, dans le cas de David et Elijah – se retrouvent tous enfermés dans une même institution, obligés de converser sur leurs possibles incompréhensions quant à leur statut “auto-déclaré” de héros.

La fin de Glass, sans rien dévoiler, met fin à une ère ; celle commencée par Incassable, et continuée, pour le bonheur de tous, par Split, dans lequel Dunn faisait une minuscule apparition, à la toute fin, amenant un nouveau souffle à l’histoire et une promesse de suite pour tous les fans qui, comme moi, ont découvert cet univers particulier de super-héros et de BD, et qui ont été fascinés par le final du premier film, inoubliable.

Le final de Glass, aussi spectaculaire qu’inattendu, marque une fin qui semble définitive, mais qui reste possible à aborder : une ouverture pour d’autres héros et d’autres histoires à raconter.

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Vita Vezgishi

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