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Actrice du mois : Glenn Close

À l’occasion de son nouveau film The Wife, sorti ce 14 novembre, nous mettons ce mois-ci Glenn Close à l’honneur comme l’actrice du mois à « découvrir ». Bien que son nom soit, j’ose l’espérer, familier pour la plupart d’entre nous, il est toujours intéressant de redécouvrir ou découvrir, pour certains, les films qui ont propulsé sa carrière.

The Wife (2018) :

the wife

Le film en question est une adaptation du livre du même nom de Meg Wolitzer.

L’histoire suit Joe Castleman, ici incarné par Jonathan Pryce, écrivain célèbre qui s’apprête à recevoir le prix Nobel de la littérature. Il voyage en Suède afin d’accepter ce prix, accompagné de sa femme Joan (Glenn Close).

Leur histoire nous est contée par des flashbacks qui débutent par leur rencontre en 1956 à l’université, où Joe était professeur et Joan l’une de ses étudiantes. Au fur et à mesure, nous découvrons ce que Joan a sacrifié pour le succès de son époux.

Comme le dis le dicton « derrière chaque grand homme se cache une grande femme ». Dans The Wife, Glenn Close incarne à merveille cette épouse éponyme, déchirée entre la rancœur et son rôle d’épouse. The Wife est tout d’abord le portrait d’un mariage, mais plus encore le portrait d’une épouse, d’une femme dans un monde dominé par les hommes. Ce thème se cadre totalement dans notre actualité.

Il est indéniable que Glenn Close porte le film tout le long de sa performance par cette émotion brute (raw emotion) qu’elle apporte au personnage de Joan, tout en restant dans la subtilité.

Glenn Close a déjà été nominée 6 fois pour les Academy Awards (Oscars), notamment pour Fatal Attraction, Dangerous Liaisons et Albert Nobbs. Elle est l’actrice qui possède le plus de nominations aux Oscars sans jamais avoir gagné. Il y a de fortes chances que The Wife soit ce que The Revenant fut pour Dicaprio.

Films pour la découvrir :

Fatal attraction (1987) :

fatal attractions

Impossible de revenir sur la carrière de Glenn Close sans aborder son interprétation d’Alex Forrest dans Fatal Attraction au côté de Michael Douglas. Ce n’est peut-être pas son premier film, mais une chose est certaine, c’est celui qui a propulsé sa carrière. La prémisse est la suivante : Dan Gallangher (Michael Douglas), avocat à New York, rencontre, au cours d’une soirée professionnelle, Alex. Les deux ont une liaison le temps d’un weekend lorsque la femme de Dan est absente, seulement cette liaison, qui ne devait durer qu’un weekend, va tourner au cauchemar. Fatal Attraction est aujourd’hui le cautionary tale des hommes infidèles.

Glenn Close passe avec aisance de la séduction à la folie avec une force inouïe. L’alchimie entre elle et Michael Douglas est une des forces du film.

Fatal Attraction est un thriller érotique qui résiste au temps, un classique que je recommande vivement aux amateurs de Basic Instinct et Eyes Wide Shut.

Petite mise en garde pour les amoureux des animaux, ne vous attachez pas trop au lapin…

Dangerous liaisons (1988) :

Liaisons dangereuse

Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos à été adapté plus d’une fois au cinéma, que ce soit Valmont (1989) de Miloš Forman ou Cruel Intentions (1999) de Roger Kumble avec Sarah Michelle Gellar (AKA Buffy, The Vampire Slayer) qui est peut-être plus de notre époque, pour en nommer que quelques-unes. Mais la version de Stephen Frears est de loin la plus fidèle et la plus majestueuse.

Glenn Close y incarne la marquise Isabelle de Merteuil (plus manipulatrice que jamais) qui cherche à se venger de son ancien amant qui l’a quittée pour épouser la jeune et belle Cécile (Uma Thurman). Elle cherche à déshonorer cette dernière afin de ruiner le mariage. Elle demande l’aide du Vicomte de Valmont, interprété ici par John Malkovich qui fait avec Glenn Close un duo d’enfer, et nous donne les scènes les plus captivantes du film. Valmont refuse, dans un premier temps, de l’aider car il cherche à séduire Marie de Tourvel (Michelle Pfeiffer), pieuse épouse d’un membre du parlement. Ils passent un accord, si Valmont réussi à déshonorer Tourvel, Merteuil lui offre son corps en retour. En suit un jeu cruel de séduction et de manipulations.

Vous l’aurez compris, Dangerous Liasons rassemble une belle brochette d’acteurs ; avec une liste pareille, ce n’est pas étonnant que cette adaptation soit la plus populaire. Glenn Close fut nominée aux Oscars pour son rôle, mais perd malheureusement face à Cher pour son rôle dans Moonstruck. Michelle Pfeiffer, également nominée aux Oscars, gagna le prix de Best Actress in a Supporting Role au BAFTA Awards.

À part les acteurs, Dangerous Liaisons, c’est aussi des décors et costumes somptueux. Amateurs de Anna Karenina et d’autres, vous avez trouvé votre prochain film. Ce n’est pas pour rien que James Acheson a gagné l’Oscar du Best Costume Design, et Stuart Craig et Gérard James celui de Best Art Direction. La totalité du film fut filmée sur place, à Paris, les amateurs d’histoire et d’architecture ne seront donc pas déçus.

101 Dalmatians (1996) :

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Le film de 1996 est l’adaptation live action du dessin animé Disney du même nom (1961). Bien que quelques différences soient à notés, le film suit dans l’ensemble de la narration l’histoire du dessin animé : Roger (Jeff Daniels), ici créateur de jeux vidéo, est le propriétaire de Pongo, un dalmatien. Il rencontre Anita (Joely Richardson), créatrice de mode, qui est elle aussi propriétaire d’un dalmatien, Perdita. Les deux tombent amoureux et se marient. Seulement un jour débarque Cruella de Vil (Glenn Close) la patronne d’Anita (dans le dessin animé, elle est une vieille amie d’enfance), avec une passion pour la fourrure. Quand elle se voit refuser d’adopter les chiots de Pongo et Perdita, elle envoie ses larbins voler les chiens pour en faire un manteau de fourrure. Je doute fortement que ce film soit inconnu au bataillon.

Adapter une méchante de dessin animé au cinéma n’est pas chose facile, et l’incarner encore moins, mais qui ne pense pas à Glenn Close quand il entend le nom de Cruella de Vil ? C’est, si j’ose l’avouer, le premier rôle auquel je pense quand je pense à Glenn Close. De son rire, à ses mimiques, en passant par sa voix, le rôle de Cruella de Vil lui va à ravir.

Le film n’est peut-être pas un chef d’œuvre artistique, certes, mais il reste fort divertissant, c’est suffisant pour un live action de Disney pour moi.

En bonus nous avons de très belles vues de la campagne anglaise et les costumes de Cruella (inventés par Anthony Powell créer par Barbara Matera), qui volent le show, tous plus dingues les uns que les autres. Glenn Close s’était même présentée habillée en Cruella à l’avant-première du film.

Le film est un très bon choix pour un mercredi après-midi à baby-sitter ses plus jeunes frères et sœurs, et passe souvent le soir de Noël à la télévision. Les amis des bêtes y trouveront également leur bonheur.

Albert Nobbs (2011) :

Albert nobbs

Sortez vos mouchoirs car le prochain film de cette liste n’est pas marrant, il est même profondément triste.

L’histoire se passe en Irlande, au 19ème siècle. Nous suivons Albert Nobbs, serveur dans un petit hôtel. Un homme de petite taille, aux traits fins et à la stature raide. Il ne ressemble en rien aux autres hommes qui l’entourent, et pour cause, Albert Nobbs est en réalité une femme, qui se cache derrière son identité d’homme, essayant tant bien que mal de se faire une place dans une société patriarcale.

À la base Albert Nobbs est une nouvelle de l’écrivain George Moore. Avant d’être adapté au cinéma, la nouvelle fut adaptée en 1982 au théâtre avec Glenn Close également dans le rôle principal. Ce n’est que quasi 30 ans plus tard que l’histoire trouva enfin sa place au cinéma.

Bien que le film ne fasse pas l’unanimité chez les critiques, c’est un film à mes yeux fort touchant. C’est probablement le rôle le plus surprenant de Glenn Close, qui y est plus sensible que jamais.

En bonus

Damages (2007-2010) :

Damages

Le rôle de Patty Hewes dans la série Damages est probablement le rôle télévisuel qui lui aura valu le plus de louanges.

Le centre de Damages est la relation patronne-employée entre Patty Hewes (Glenn Close), avocate qui est prête à tout pour gagner et Ellen Parson (Rose Byrne), jeune avocate qui débute dans le milieu.

Chaque saison se concentre principalement sur une affaire que la firme de Hewes & Associates tente de résoudre. Dans la première saison, Ellen était accusée du meurtre de son fiancé.

Les fans de How to Get Away with Murder pourraient s‘intéresser à cette série, s’ils ne l’ont pas encore vu. Bien que moins complexe que HTGAWM, cette série vaut le détour, tant pour son histoire que pour son jeu d’acteur.

Sunset Boulevard :

Sunset Boulevard

Glenn Close est également active au théâtre, qui reste l’une de ses grandes passions. Son tout premier rôle fut dans Love for Love.

Le rôle à retenir ici est celui de Norma Desmond dans Sunset Boulevard. Sunset Boulevard est l’histoire tragique de Joe Gillis, jeune scénariste, qui rencontre Norma Desmond, ancienne star du muet aujourd’hui oubliée. Nous connaissons naturellement tous le film avec William Holden et Gloria Swanson. Cependant, Glenn Close incarna le rôle de Norma de 1993 à 94 au théâtre, elle gagna même un Tony Award pour son interprétation. En 2016, soit 23 ans plus tard, elle a repris ce rôle dans une production Londonienne. Elle reçut le Evening Standard Theatre Award pour sa performance et la production bougeât en 2017 à Broadway, où elle reprit également le rôle.

Il existe des rumeurs sur la production d’un film basé sur le musical avec Glenn Close ; Glenn Close livrait dernièrement dans une interview pour le magazine « The Playlist » son espoir que le film aura lieu un jour.

Audrey Vandecauter

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