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Blue Velvet

>> Campus du Solbosch ULB / Bât. A / Salle AZ1.101
>> 18h30 / Gratuit !
>> Jeudi, 29/09/2016

Blue Velvet de David Lynch (1986)

Après avoir rendu visite à son père, victime d’une crise cardiaque, Jeffrey Beaumont (Kyle MacLachlan) retrouve une oreille humaine coupée. Grâce à l’aide de Sandy (Laura Dern), la fille du chef de police, Jeffrey va tenter de résoudre l’affaire qui entoure cette oreille ainsi que la mystérieuse chanteuse Dorothy Vallens (Isabella Rossellini). Une enquête qui va le plonger dans un monde de plus en plus sombre.

C’est ainsi que commence Blue Velvet, le quatrième film de David Lynch. Après Eraserhead (1977), The Elephant Man (1980) et Dune (1984), le réalisateur américain présente en 1986 cette œuvre inspirée du genre «film noir» des années 40. On peut le voir dès le début : un mystère à résoudre, un héros peu classique : une sorte de détective hors de la loi (Jeffrey devra faire des choses illégales pour résoudre ce mystère) ou encore le générique du début avec sa musique énigmatique… Bref! Tout rappelle ce genre cinématographique!

Cela a l’air d’une histoire simple – c’est en effet un des films les plus accessibles de David Lynch – mais que se cache-t-il derrière cette façade de film noir ? Comme toute la filmographie du réalisateur, cette œuvre peut-être la source de nombreuses études (chaque film de Lynch pouvant faire l’objet d’un master à lui tout seul). On sait, par exemple, que la musique est très importante pour David Lynch. On pourrait alors étudier l’aspect musical du film, ce qui nous prendrait facilement quelques dizaines de pages. On pourrait également étudier l’abondante et complexe symbolique que cache chaque détail du film (chez Lynch, rien n’est le fruit du hasard). On pourrait même visionner les cinquante minutes de scènes coupées pour faire notre analyse. Malheureusement, nous n’avons pas le temps de traiter le film de manière aussi approfondie (les plus curieux iront jeter un oeil à ces images passionnantes).

Pouvons-nous alors étudier le film d’un point de vue différent ? Et si le côté policier du film n’était que la pointe de l’iceberg ? Blue Velvet ne pourrait-il pas être une réinterprétation des contes de fées ? Pouvons-nous trouver un parallèle entre The Wizard of Oz (Victor Fleming, 1939) et le film de David Lynch ? En tout cas, ce dont on peut être sûr c’est que quel que soit l’analyse et l’interprétation que l’on en fait, Blue Velvet est un chef d’œuvre qu’il ne faut sans doute pas rater.

Rubén Puerta Lorenzo